Les nouvelles de Céole

Pour l’Amour de Jade 

  

  A toile ourdie, Dieu envoie le fil

( de Locutions et Proverbes d’Autrefois)

 

La providence fournie les moyens d’achever

 L’ouvrage qu’on a commencé

 

            C’est vrai qu’il était terriblement séduisant. On ne pouvait l’approcher que quelque manière sans le remarquer. Il avait cette façon bien à lui, qu’on ne l’oubliait pas si facilement même après une première rencontre. Il avait du charisme et il le savait. Homme de bonne accueillant et toujours avenant dans sa vie professionnelle comme privée. Elégant, et délicat, il adorait par-dessus tout la compagnie féminine qui le charmait, et dont il se nourrissait. Mais il ne demeurait pas moins fidèle à ses traditions et ses principes. La jeune femme se sentait fière et flattée d’avoir été remarquée par cet homme que personne au monde n’aurait dissuadé de l'aimer. Enchantée, Jade se réjouissait d'avoir été remarqué par cet homme de bonne éducation. Elle aimait de lui, quand il se mordillait la lèvre inférieur, comme un enfant qui a mal dit ou mal fait quelque chose. Alors, elle lui retrouvait une candeur d’enfant. Elle se sentait transportée chaque fois qu’il posait un regard sur elle, et chacun avait beaucoup de respect pour l’autre. Séducteur, Aurélien l’était.

 

            Jade avait passé l’après-midi au soleil de l’hiver. Malgré la saison bien avancée, les arbres avaient perdus leurs feuilles, et les arbres pavanés de-ci de-là, montrant leurs branches dénudées. Ce repas furtif, parce très occupé par ses affaires, et à l’image de cet homme qui sait se montrer discret, sur sa vie comme sur ses sentiments à l’égard de Jade,  lui avait toutefois réchauffé le cœur. Quelques larmes, malgré elle, se perdait sur son visage blafard, les traits tirés, laissant paraître malgré elle un  petit minois encore fatigué par la maladie. Elle se ressaisit vite et marcha longuement dans la ville peu fréquentée par ce dimanche, celui-ci ressemblant à tout autre, quelque soit la saison. Les rues n’étaient pas déserte de froid, mais comme un dimanche traditionnel. Et comme à l’accoutumé, pas un chat ne se profilait, si ce  n’est que quelques passants pour occuper ce jour qui pouvait paraître long à toute personne seule.

 

            Jade ne se sentais pas seule. Non. Elle revivait à chacun de ses pas, ses moments intenses de partage de petites intentions avec son homme. Cet homme lui appartenait, il lui avait dit et elle le croyait, même s’ils étaient tous les deux les seuls à savoir. On pouvait lire un petit sourire amusé, comme une mimique timide d’enfant enjoué, au bord  de ses lèvres. Elle avait gardée de l’enfance cet air enjoué et câlin qu’on les enfants quand ils veulent se faire pardonner de quelques chose.

 

            Le soir arrivait à grand pas en cette saison et Jade s’inquiéta de rentrer avant la nuit. Brusquement  prise d’un frisson à l’idée que peut-être Aurélien la chercherai. Elle glissa sa main gauche dans sa poche de manteau et en retira la chaîne avec le médaillon que son galant venait de lui offrir pour son anniversaire.

 

            - Ce n’est pas une preuve d’amour, ça. Pensa-t-elle et elle remit le collier dans sa poche, en pensant qu’en rentrant, elle lui demanderait de lui remettre à son cou.

 

            La jeune femme fut surprise de ne trouver âme qui vive en arrivant en la demeure. La voiture du patron n’était plus garée à sa place réservée sur le parking sur la cour, juste a proximité du garage. Elle ouvre la grande porte pour entrer dans le long couloir de l’auberge, se dirigea vers l’escalier qui donne accès aux chambres d’hôtes, et s’empressa de monter. C’était le seul  l’escalier qui menait à l’étage. En continuant l’escalier, au premier étage, l’escalier menait au grenier,  ce qui n’arrivait jamais arrivé en sa présence. L’escalier passait devant les cuisines et des intonations de voix plus fortes, lui firent ralentir son pas. Y’avait-il quelqu’un et qui ça pouvait bien être à une heure aussi tardive. Ca ne peut pas être Aurélien, lui qui ne hausse jamais le ton, quel qu’en soit la circonstance. De toute façon, ça ne pouvait être lui, sa voiture n’était pas à son emplacement dans la cour, et il ne confit jamais son véhicule à qui que se soit.

 

            Perdu dans sa pensée, elle ne s’était pas aperçue du jeune homme qui l’observait d’une façon aimable.

 

            - Eh ben, ma p’tite dame, faut pas rester dans le passage, avança-t-il d’une voix douce à l’encontre de Jade qui se trouva brusquement surprise par cet homme à ses côtés.

 

            L’homme ne pouvait tenait que des assiettes réchauffées, à le voir  jongler avec sa pile pour les retenir. Jade s’excusa et l’homme entra dans les cuisines après l’avoir contournée.

 

            Mais que ce passa-t-il donc, pourquoi ce n’était pas Aurélien qui faisait la cuisine ce soir. A ce moment là, des pneus grisèrent sur les gravillons de la cour. Elle se précipita à la porte, et par le hublot du couloir, elle fut surprise de voir y entrer la voiture de son amant conduite par lui en personne C’était une Chevrolet 1900. Il adorait les voitures anciennes, et on pouvait admirer, au petit salon, une somptueuse collection de toutes sortes, de la coupée sport à la Chevrolet, en passant par les décapotables, et de la plus ancienne à la plus récente. Il avait à cet effet,  une très belle collection dans un recoin du petit salon et dont il était friand. Il aimait passer du temps devant sa vitrine faite par ses soins. Il la contemplait comme s’il y contait chaque pièce d’Art la constituant, pour se conforter qu’il n’y manquait pas une seule pièce. Avec admiration et passion il s’y arrêtait chaque jour. Il était attaché à elle comme à la prunelle de ses yeux

 

            En regardant vers la cour, elle put constater qu’il n’était pas seul. Mais qui l’accompagne ? Sont-ce des voyageurs égarés par ce temps ? Non, on a vu pire comme temps…!

 

            L’homme qu’elle avait entrevue et qui l’avait surprise dans le couloir tout à l’heure, il y a très peu de temps, accourue au bruit de la voiture. Il sorti en trombe et s’approcha de la voiture pour servir de portier. C’est Aurélien qui tendu son bras droit à la dame auquel elle s’accrocha.

 

        Une  femme et son garçonnet s’interrogea Jade qui ne voulu pas s’inquiéter outre mesure. S’il était arrivée quelque chose Aurélien l’aurait mise au courant. Mais une femme tout de même, et jeune de surcroît. Une charmante et jolie dame brune sortit de la voiture, au bras de son galant.

 

            - Ma foi, elle n‘est pas si mal, pensa-t-elle, mais elle savait que Aurélien avait un penchant pour les blondes. Ces gens sont probablement de sa  famille.  Jade savait qu’Aurélien avait de la famille qui lui restait du côté de son père. C’était tout ce qu’elle savait de lui. En vingt  et un mois depuis leur première rencontre, c’est tout ce qu’elle savait de cet homme qu’elle avait trouvé séduisant et dont elle était tombée éperdument amoureuse.

 

            Mais il arrive parfois qu’un bonheur vient en cacher un autre. Non, se disait-elle, je le  sais avec des défauts, comme celui de la iniquité mais pas celui-ci. Elle le savait tout de même exigeant avec son personnel qui se comptait beaucoup au féminin. Il aimait s’entourer de femmes et les charmer amicalement. Et s’est pas beau de regarder aux fenêtres, aussi, la jeune femme quitta  sournoisement son repère comme elle avait pris place et redescendit pour se rendre aux cuisines.

 

            - Mais oui ma chérie, tu sais que j’ai tout préparé pour ta venue. Comme à l’habitude, tu y trouveras tout ce dont tu as besoin. Appelle-moi si il te manquait quelque chose.

 

            - Mais, c’est la voix de Aurélien pensa-t-elle. Alors cette femme, c’est sa compagne. Elle palit à ses mots. Aurélien est marié. Alors, son comportement, c’était vrai, je ne suis qu’une maîtresse pour lui...



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Commentaires

08.08 | 15:12

je viens de terminer la lecture de votre roman intitulé Au Commencement.
'ai aimé son côté roman d'aventure et je pense qu'on pourrait en faire un film.
bravo

...
10.12 | 18:59

Bien le site, et à quand une rubrique pour musiciens à la recherche de contrats ou de matos. Bise

...
30.06 | 23:50

yres belle phrase les artistes sont le reflet de notre ETRE

...
09.02 | 16:02

chaton fait au pastel galerie et objets divers et tournage bois......

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